15 mai 2023 : Bybit disparaît brutalement de l’horizon français. L’Autorité des marchés financiers (AMF) a tranché sans détour, laissant des comptes non vérifiés soudainement verrouillés. Les utilisateurs, pris de court, n’ont eu qu’une courte fenêtre pour rapatrier leurs fonds.
La disparition des plateformes non enregistrées bouleverse l’équilibre des exchanges accessibles en France. Les exigences KYC, autrefois parfois mises de côté, s’imposent désormais à tous les acteurs légitimes. Ce virage réglementaire rebat les cartes pour les traders de l’Hexagone, qui doivent réinventer leurs habitudes et leurs choix de plateformes.
Plateformes crypto en France : un paysage en pleine mutation
Bybit n’est pas le seul à devoir plier bagage. Le couperet est tombé en août 2024, dans le sillage de la réglementation MiCA, accentuant la pression de l’AMF sur les plateformes non enregistrées. Géant reconnu pour sa liquidité et ses produits dérivés, Bybit n’ayant pas décroché le précieux sésame PSAN, a vu ses portes se refermer pour les résidents français. Résultat immédiat : une communauté privée d’un acteur majeur, contrainte de revoir ses options.
La scène crypto française s’organise désormais autour de plateformes régulées. Coinhouse, Binance, Kraken, Bitpanda, Crypto.com : tous affichent leur enregistrement AMF et se disputent la clientèle orpheline. L’entrée en vigueur de MiCA va encore resserrer les rangs, uniformisant les règles et donnant l’avantage aux plateformes rigoureusement structurées.
Voici comment se dessine le nouveau jeu des plateformes :
- Binance et Kraken dominent toujours en termes de volume et de choix d’actifs.
- Coinhouse mise sur sa proximité avec les utilisateurs français et la rigueur de ses process.
- Bitget, OKX, Bitpanda visent les investisseurs aguerris, avides de fonctionnalités avancées.
La bataille ne se limite plus aux frais ou à l’ergonomie. Désormais, la capacité à satisfaire les exigences réglementaires pèse tout autant que la profondeur du marché. Traders particuliers et institutionnels ajustent leurs stratégies, jonglant entre sécurité réglementaire et recherche d’innovation. Sous l’œil attentif de l’AMF, la France impose un nouveau tempo à l’industrie crypto, resserrant les rangs autour des acteurs jugés fiables.
Quelles sont les conséquences des restrictions imposées à Bybit pour les traders français ?
Depuis août 2024, la suspension de Bybit a forcé les traders français à réévaluer leur quotidien. Fini l’accès à une plateforme reconnue pour ses carnets d’ordres profonds, ses outils de trading à effet de levier et ses coûts serrés. Ceux qui s’appuyaient sur ces spécificités migrent désormais vers des plateformes autorisées par l’AMF.
Ce déplacement de flux profite à des acteurs comme Binance, Kraken, Bitpanda ou Coinhouse. Pourtant, la transition n’est pas neutre : de nombreux produits sophistiqués, tels que les contrats perpétuels ou le copy trading automatisé, font parfois défaut ou sont encadrés plus strictement. Les stratégies des traders expérimentés s’en trouvent affectées. Pour ceux qui détenaient des actifs sur Bybit, la gestion du retrait et du transfert, dans ce contexte sous haute surveillance, devient un exercice délicat.
L’épisode Bybit met en évidence la dépendance des utilisateurs français à la conformité des plateformes. Avec la réglementation MiCA, seuls les acteurs agréés auront droit de cité. Les investisseurs doivent donc revoir leurs habitudes, parfois au prix d’une flexibilité amoindrie ou d’une offre d’outils plus restreinte que chez Bybit. Côté institutionnels, certains réévaluent leur exposition, cherchant à préserver à la fois leur sécurité et leur capacité d’action sur les marchés internationaux.
KYC et sécurité : comprendre les nouvelles exigences pour le trading en 2026
Le KYC ne cesse de se renforcer. D’ici 2026, toute plateforme crypto souhaitant opérer en France ou dans l’Union européenne appliquera des procédures de connaissance client beaucoup plus strictes, conformément à la réglementation MiCA. L’ouverture d’un compte ou le moindre retrait passera obligatoirement par la collecte de données personnelles, la vérification d’identité, l’évaluation du risque. La lutte contre le blanchiment s’intensifie, bouleversant les routines de ceux qui privilégiaient l’anonymat.
La sécurité technique, elle aussi, franchit un cap. Les plateformes sont désormais tenues d’intégrer différents dispositifs :
- authentification à deux facteurs,
- cryptage SSL pour toutes les transmissions de données,
- conservation des fonds en portefeuilles froids à signatures multiples.
Impossible de prétendre à la licence européenne sans ces standards. À cela s’ajoute un système de gestion du risque : liquidation automatique en cas de chute des marges, messages d’alertes, modules pédagogiques sur les dangers du trading. Le décor change : conformité, protection des investisseurs et rapidité d’exécution deviennent indissociables.
Le KYC s’impose donc comme passage obligé, bien au-delà d’un simple formulaire. La sécurité n’est plus une promesse marketing, mais un impératif réglementaire. Les plateformes qui peinent à suivre ce rythme seront évincées du marché dès 2026.
Les alternatives fiables à Bybit : quelles plateformes privilégier pour un trading serein ?
L’arrêt de Bybit en France, conséquence de l’application stricte de MiCA et de l’absence de statut PSAN, a profondément modifié les usages. Les traders français, à la recherche d’un nouveau port d’attache, se tournent massivement vers des acteurs qui conjuguent conformité et profondeur de marché.
Binance s’impose sans contestation. Agile sur le plan réglementaire, la plateforme a décroché le statut PSAN auprès de l’AMF et propose une palette complète de produits :
- marché spot,
- dérivés,
- staking et services associés.
Sa structure de frais reste attractive, séduisant autant les particuliers que les institutionnels.
Kraken et Coinhouse émergent également par leur positionnement. Kraken, reconnu pour la robustesse de son infrastructure et la gestion du risque, cible les profils professionnels. Coinhouse séduit une clientèle attentive à la conformité, privilégiant une approche pédagogique et une offre concentrée sur le spot.
Pour ceux qui souhaitent retrouver des produits dérivés ou du copy trading, Bitget et OKX se distinguent. Présentes dans l’Union européenne, ces plateformes offrent des outils évolués, une exécution rapide et des fonctionnalités qui rappellent l’expérience Bybit.
Privilégier un acteur enregistré AMF ou disposant d’une licence MiCA, c’est garantir un accès pérenne aux marchés et un environnement sous surveillance. La diversité de l’offre actuelle permet à chacun d’ajuster sa stratégie, sans renoncer à la qualité d’exécution ni à la profondeur de marché. La page Bybit est tournée, mais les traders français n’ont pas dit leur dernier mot. Qui saura s’adapter à cette nouvelle donne ?


